Le Murdoku pour les joueurs de sudoku

Si vous jouez au sudoku, vous en savez déjà plus sur le Murdoku que vous ne le pensez. Ce sont deux casse-tête logiques à solution unique, les deux se résolvent par élimination et non au hasard, et les deux récompensent la même habitude : se demander ce qui ne peut pas être vrai plutôt que ce qui pourrait l’être. Une bonne partie de ce que vous avez appris se transpose directement. Certaines choses non, et quelques éléments du Murdoku n’ont aucun équivalent au sudoku.

Ce qui se transpose

La règle des lignes, c’est la même idée. Au sudoku, chaque ligne et chaque colonne contient chaque chiffre une fois ; au Murdoku, chaque ligne et chaque colonne contient exactement une personne. Les techniques de lignes fonctionnent donc comme vous les connaissez : un singleton nu est la dernière case d’un suspect, un singleton caché est le seul suspect qui atteint encore une ligne, et les paires et triplets nus deviennent des lignes verrouillées — deux suspects cantonnés aux deux mêmes lignes les remplissent, et personne d’autre ne peut s’en servir.

Les notes au crayon restent aussi. Au Murdoku, un appui bref pose une note sans placer personne, et l’habitude de noter d’abord les candidats de la pièce la plus contrainte est tout aussi utile ici.

Ce qui ne se transpose pas

Il n’y a pas de blocs. Une grille de Murdoku est découpée en pièces, et les pièces ressemblent aux régions du sudoku, mais aucune règle n’impose une personne par pièce. Une pièce peut contenir trois personnes ou aucune. Les techniques de blocs — paires pointantes, réduction bloc-ligne — n’ont donc pas d’équivalent direct ; le raisonnement sur les pièces qui les remplace est porté par les indices, pas par une règle.

Il n’y a pas non plus de chiffres donnés. Un sudoku commence avec des chiffres sur la grille ; un Murdoku, avec un plan vide et une liste de dépositions de témoins. Rien n’est placé tant que vous ne l’avez pas placé, et c’est pourquoi l’ouverture d’un Murdoku difficile peut sembler plus vide que n’importe quel sudoku.

Ce qui est nouveau

Les indices. Au lieu de chiffres, chaque suspect apporte des déclarations : sur une chaise, à côté d’une fenêtre, au nord de Dana, dans une pièce sans autre femme. Chacune définit une zone et non une cellule, et tout l’enjeu consiste à combiner des zones. Les indices qui relient deux suspects sont ce qui ressemble le plus à une technique difficile de sudoku : seuls, ils ne disent rien, et ils disent énormément dès que l’un des deux est fixé.

Le meurtre. La victime occupe elle aussi une ligne et une colonne, et elle est toujours seule avec exactement un suspect — le meurtrier. Cette seconde règle est une contrainte comme une autre et permet de boucler environ un quart des affaires. Le sudoku n’a rien de comparable, et on l’oublie facilement jusqu’à ce qu’une affaire refuse de se refermer.

Par où commencer

Les grilles vont de quatre sur quatre à douze sur douze, mais la plupart des affaires se situent entre six sur six et neuf sur neuf. Commencez par quelques affaires faciles sur de petites grilles pour apprendre à lire les indices, puis passez au niveau moyen. Les techniques de lignes que vous connaissez déjà vous mèneront loin ; ce qui est nouveau, c’est de lire les indices comme des zones et de penser à la règle du meurtre.

De bonnes premières affaires

Des affaires faciles sur les plus petites grilles — un moyen rapide d’apprendre à lire les indices :

Plus de stratégie

Les techniques

Pour aller plus loin